Oui, je sais... Ca faisait longtemps... très longtemps...
Enfin, si tout était aussi facile qu'un vague petit édito...

Alors oui, le temps passe, et certaines choses survivent quand d'autres trépassent.

Et j'en aurai des choses à vous raconter ! Ouh la, tellement !
Des biens, et des moins biens...

Je me souviens qu'il y a quelques années, j'avais envoyé à chacun une carte de voeu pour je ne sais plus quelle année... Mais il y avait des mots qui venaient du coeur...

Et parmi ces mots, j'avais utilisé de drôles de poétes puisque j'emprûntais aux NTM ces paroles :

"Construire est ma seule excuse au fait de prendre de l'âge
Si j'sens pas les miens autour de moi putain c'est l'naufrage
assuré, c'est vrai ! J'me sens rassuré,
qu'en présence de ceux que j'aime et j'veux m'assurer
que tout c'que j'balance soit approuvé.
Même si j'ai rien à prouver, j'veux qu'tout mes potes puissent s'y r'trouver
J'veux pouvoir les garder près d'moi, les r'gardr 12 mois par an
Comme l'ont fait mes parents pour moi parce qu'après c'est trop tard car l'horloge a tourné..."

Ce qui est marrant c'est que l'autre jour dans la voiture, Zoé me demandait de mettre un extrait du concert de NTM. Elle bouge la tête en balançant le poing, comme sur ACDC d'ailleurs, et là, je la regardais faire. Mon avenir, mon miroir...
Mais en même temps que je la regardais, j'écoutais avec plus d'attention les paroles de ce rap...
Et voilà que je pourrais alors mettre de nouveau les mots du duo honni :

"Tout ne tient qu'à un fil donc on se doit d'être habile
Car l'amitié mais aussi la sincérité
Sont des choses qui à tout moment peuvent déflagrer
C'est le côté obscur que cache notre nature
Ouais, j'en ai l'exemple, ça m'a foutu une trempe
Qui m'a ouvert les yeux sur ce sujet bien épineux, tant mieux
Croyant que la galère nous ralliait sous une bannière
Croyant que la galère faisait de nous des frères
Hier c'était le cas, pas si longtemps dis-moi
Non trois-quatre ans maximum puis il ya eu maldonne
A savoir la façon dont a évoluée notre histoire
Et ô combien l'unité même en pensée est illusoire
Oh c'est bon laissez tomber les mouchoirs
C'est ok, on est toujours là pour foutre la foire
Effectif diminué et un obstacle déjà sauté
qui nous a à peine freiné...

On a grandi ensemble, on a construit ensemble,
Je me remémore les discussions que l'on avait ensemble
Et nos rêves, tu t'en souviens de nos rêves ?
Quand on était dans les hangars quand on sentait monter la fièvre
Sans regrets sans remords
Notre seule erreur était de rêver un peu trop fort
En omettant le rôle important que pouvait jouer le temps
Sur les comportements de chacun pourtant
Les destins se séparent, l'amitié c'est fragile
Pour nous la vie ne fut jamais un long fleuve tranquille
Et aujourd'hui encore tout n'est pas si facile..."

Que chacun pense ce que bon lui semble de ces textes... De celui qui trouve ça stupide, ou démago, à intelligent, ou profond, mais je crois que ces mots, à la portée différente pour les auteurs, a une résonnance à l'histoire des Crazy...

Avoir tout donné, tout donné (oui, c'est encore d'eux !) et voir ce qu'il en est aujourd'hui, il y a de quoi manifester un peu de déception...
J'espère que ces petites images, ces galeries, ces instantanés de pur plaisir permettront à chacun de se faire un petit voyage dans le temps, pas forcément avec le mode nostalgie pesante mis sur marche... Mais juste se rappeler de ces instants vraiment inoubliables.
Foin de morosité, il s'agit une fois encore d'un billet d'humeur, donc passager, et nous avons dû batailler tellement de fois, nous avons traversé tellemnt d'épreuves... Merci Nietzche ! Car ce qui ne nous a pas tué nous a rendu plus fort, tous, où que nous sommes, quoi que nos fassions !

Je me rends compte que... Non, rien... Certains ont tenté de nous voler la fin de celle-ci alors... Je reviendrai !

Ma plume sera alors plus légère, plus drôle, plus acerbe, quand il s'agira de s'amuser à décortiquer le mode de fonctionnement d'une poignée de sinistres individus qui tentent de présider aux destinées d'un club...

Nous nous amuserons à suivre les péripéties d'un club virtuel, ses déboires, sa gestion, ses décisions, ses bassesses, ses moments de gloriole, ses abus, tout... Allez, et si on l'appelait l'AS Grocono ?